Texte inspiré par Marie-Madeleine

Je suis celle qui brille dans la nuit et se couvre le visage le jour. Je suis celle qui danse dans l’ombre et sourit derrière un voile au soleil. Mon rayonnement se part d’un souffle mystérieux, je ne suis jamais complètement là mais toujours présente, ma présence se fait d’or, simple dans un rayonnement qui n’attire pas le regard mais se révèle à celui qui voit. Je m’offre à l’assoiffé, à celui qui saura me reconnaître et ma discrétion peut alors disparaître. Je ne brille pas pour briller, je ne rayonne pas pour éblouir, je ne m’affirme pas pour prendre un pouvoir. Je suis simplement, comme la rose qui s’éveille au matin, comme la rosée qui gorge de son charme la vallée, comme le chant de l’oiseau qui annonce le soleil émerveillé. Je vis, disponible à mon environnement, offerte à ceux qui sauront me reconnaître. La rose s’enorgueillit-elle d’ exhaler son parfum ? La rosée se couvre-t-elle de vanité d’hydrater ? Le chant de l’oiseau est-il déplacé, gonflé de prétention ? Le don, le talent, la lumière n’a ni à se cacher, ni à prendre ou abuser ce qui l’entoure. Le don est, tout simplement, et se révèle à ceux qui sauront le voir, à ceux dont la sensibilité pourra se charmer et se nourrir qu’il existe, se réjouir de son expression unique. Pas besoin de jouer des coudes, chacun a sa place. Encore faut-il reconnaître les