Texte inspiré par Nout, Déesse de la nuit et du ciel

Si la nuit se voile de mystère, ce n’est pas parce que la lumière s’affaiblit, c’est qu’au contraire se révèle ce qui est caché. Les yeux se ferment et enfin, ils peuvent voir. C’est dans le silence et l’apaisement, c’est quand l’agitation fait place au calme que s’offrent les messages de l’âme et des guides. Être à l’écoute du sommeil, c’est comme s’offrir le luxe d’une double vie : la vie de nos journées chargées, c’est à dire la vie « extérieure », et la vie « intérieure » où le silence et le calme se colore de nos secrets les plus profonds. La clairvoyance prend son envol dans le berceau du repos. Le regard juste et sage se déploie dans chaque pas faits vers les profondeurs de la conscience. Le chemin vers la conscience du sommeil comme pour la veille offre ses règles, ses défis et ses cadeaux, à chacun de suivre le chemin à la rencontre vers soi sous le regard bienveillant de la nuit qui fait de nous ses petits enfants engloutis dans le sombre de son ventre. En sommeil comme en gestation, elle nous rend au jour au petit matin pour réapprendre à marcher et à jouer dans ce monde de lumière et d’apparence.
Alors chaque passage entre ses bras, nous rend plus fort, chaque nuit bercée par son chant nous rend plus attentif, chaque nuit sous son regard étoilé nous rend plus présent à nous-même et aux autres.

Awenn, inspirée par Nout, Déesse de la nuit et du ciel, novembre 2019



Texte inspiré par l’Archange Gabriel

Pourquoi rester seul quand tu peux être accompagné ? Pourquoi rester enfermé dans ta tour alors que nous sommes là à ta disposition ? Nous sommes toujours là, pour toi, pour chacun, une belle équipe d’anges et de lumineuses présences pour t’aider dans ce que tu traverses sur cette terre. Nous n’allons pas te retirer les épreuves qui sont devant toi si tu dois les traverser. Nous t’aiderons à être dans les bonnes conditions. Nous te soufflerons le changement en toi qui te permettrait de les éviter. Nous t’élèverons jusqu’à la compréhension. Pour cela, tes oreilles doivent se tendre dans notre direction, ton attention doit s’ouvrir à nous. Nous sommes à ta disposition pour permettre à la vie de t’offrir le meilleur si tu es prêt à nous recevoir. Et si tu n’es pas prêt, si tu fermes la porte, si tu restes dans ta tour, nous t’aimons encore plus fort. Si tu t’ obstines, refuses d’entendre, et reçois de la vie souffrance et épreuves douloureuses, nous t’aimons encore plus fort. Nous sommes toujours là pour toi, que tu aies besoin de soutien ou de réconfort, nous t’apportons l’amour, juste derrière la porte, juste derrière le rideau. Alors ouvre, nous sommes là. Nous sommes là. Sens juste notre amour. Maintenant.

Awenn, inspirée par l’Archange Gabriel, novembre 2019


Texte inspiré par Isis, la magicienne

Dans ce monde éblouissant de sollicitations, comment ne pas se perdre ? Entre les flatteries et les peurs, comment y voir clair ?
Il n’y a pas de bonne clairvoyance sans conscience. De quoi parle-t-on quand on cherche la « clairvoyance » ? Connaître l’avenir, se prémunir de la douleur, de la souffrance, va-t-il me quitter, vais-je gagner beaucoup d’argent ? A toutes ces questions le souffle de la conscience se pose et répond avec sagesse : que dois-je réellement savoir ? Ai-je le courage d’avoir les yeux réellement ouvert ? 
Et si ma question cache une peur, et si ma question cache une dépendance affective, un manque profond dans mon cœur? Est-ce que je préfère nourrir la peur, la blessure ou le manque en obtenant des réponses pour me rassurer ? Est-ce que je préfère dormir sur ces ombres en moi, ou aurais-je le courage de regarder dans le sombre de mon âme avec tout mon amour et mon accueil pour guérir ce qui fait mal, à mon rythme, avec douceur ? 
Apprendre à voir passe par l’apprentissage de fermer les yeux du jour, ces yeux éblouis par l’extérieur, pour ouvrir les yeux félins de la nuit. Dans cette méditation lucide, comme un animal nyctalope, je m’ouvre au monde tel qu’il est. Au rythme des profondeurs marines, je peux alors nager dans ce qui m’entoure avec un nouveau regard. Parce que je ne réagis plus aux sirènes du monde, je les observe, et en conscience, je fais mes choix. Le monde n’est plus là pour me renvoyer dans la violence le miroir de mes ombres. Le monde conspire à me permettre de les voir, et, si j’accepte enfin de les voir, je danse avec le monde qui sourit avec bienveillance à mes blessures, à mes failles ou à mes manques. Il devient allié de ma guérison, générateur d’occasions et de synchronicités. 
Pas après pas, je m’ouvre à la magie de la vie. Même si parfois j’ai mal, je comprends ma douleur, je l’accompagne, et je mets à disposition les moyens de ma guérison. Je ne cours plus comme une assoiffée après Amour, Gloire et Beauté car je ressens l’amour en moi, je vis la Gloire du Divin, ou de mon être essentiel, et la Beauté m’entoure car je sais et j’apprends à la voir. La Beauté devient alors ce qui transpire de cette conscience qui fait scintiller le monde, non pas d’une lumière qui m’aveugle, mais d’une lueur qui vient du plus profond de mon cœur et qui elle, illumine le monde. Alors, je deviens clairvoyante.

Awenn, inspirée par Isis, la magicienne, octobre 2019


Texte inspiré par Marie-Madeleine

Je suis celle qui brille dans la nuit et se couvre le visage le jour. Je suis celle qui danse dans l’ombre et sourit derrière un voile au soleil. Mon rayonnement se part d’un souffle mystérieux, je ne suis jamais complètement là mais toujours présente, ma présence se fait d’or, simple dans un rayonnement qui n’attire pas le regard mais se révèle à celui qui voit. Je m’offre à l’assoiffé, à celui qui saura me reconnaître et ma discrétion peut alors disparaître. Je ne brille pas pour briller, je ne rayonne pas pour éblouir, je ne m’affirme pas pour prendre un pouvoir. Je suis simplement, comme la rose qui s’éveille au matin, comme la rosée qui gorge de son charme la vallée, comme le chant de l’oiseau qui annonce le soleil émerveillé. Je vis, disponible à mon environnement, offerte à ceux qui sauront me reconnaître. La rose s’enorgueillit-elle d’ exhaler son parfum ?La rosée se couvre-t-elle de vanité d’hydrater ? Le chant de l’oiseau est-il déplacé, gonflé de prétention ? Le don, le talent, la lumière n’a ni à se cacher, ni à prendre ou abuser ce qui l’entoure. Le don est, tout simplement, et se révèle à ceux qui sauront le voir, à ceux dont la sensibilité pourra se charmer et se nourrir qu’il existe, se réjouir de son expression unique. Pas besoin de jouer des coudes, chacun a sa place. Encore faut-il reconnaître les grâces dont nous avons été doté. L’oiseau ne s’interroge pas sur sa capacité à chanter ou voler et même les plus mauvais des chants d’oiseaux seront toujours plus appréciables que le chant de la moissonneuse-batteuse. Et l’oiseau qui chante moins bien aurait certainement tord de chercher à moissonner avec talent  Mais chez l’humain, c’est plus compliqué. Combien se cache de peur de se faire jalouser, combien n’ose pas de peur d’échouer, combien se trompe en répondant aux projections ou aux attentes des autres ? Combien recherche amour, gloire et beauté avant d’être eux-même, avant d’exprimer leur unicité ? Combien, comme des hamsters dans une roue, coure après des rêves inculqués, implantés, suggérés, des rêves qui se transforment en fumée, brouillant le véritable enjeux, faisant de la vraie question un tour de passe passe qui prend la forme du « toujours plus de possessions » ou « toujours plus d’argent » ou « toujours plus de succès » ou « toujours plus de conquêtes ».

Et quelles que soient les réalisations, que reste – il au bout ? Avec quoi partirai-je à la fin de ma vie ? Mes réussites remplaceront-elles les liens sincères que j’aurais créé ? Serais-je apaisé au seuil du dernier souffle ? Une vie suffira-t-elle à explorer qui je suis ? Aurais-je pu faire le tri de mes affaires, de mes pensées, de mes croyances, de mes jugements, de mes émotions, de mes attachements, de mes plaisirs, de mes souffrances, de mes expériences, de mes leçons, et enfin, de la qualité et quantité d’amour que j’ai pu diffuser dans ma vie ? Prenez le temps de faire le bilan. Prenez-le temps de choisir vos priorités. Prenez le temps de vous libérer des injonctions extérieures pour retrouver l’élan simple de votre cœur, le jaillissement innocent de l’enfant, la spontanéité de votre être essentiel. Vous n’avez besoin de rien pour être vous-même. La nudité de la simplicité honore votre grâce naturelle. Vous n’avez besoin de rien pour être heureux car vous avez juste à être vous-même, traversé par les vagues de la vie. N’ayez pas peur d’être triste parfois ou en colère. Les émotions ne sont pas les indices d’un bonheur qu’on calculerait comme le PIB (produit intérieur du bonheur). Les émotions sont des guides pour apprendre à vous connaître. La dictature du bonheur vous éloigne de qui vous êtes. Acceptez l’indignation et la révolte si vous sentez que votre cœur aspire au changement. Acceptez la tristesse s’il vous est difficile d’accepter ce qui ne peut être changé. Acceptez le dégoût si vous devez vous détourner. Acceptez la peur si vous devez vous protéger. Et enfin, toujours, toujours, acceptez l’amour. L’amour s’ouvre et dit oui. Ne le confondez pas avec les chaînes, les obligations, les projections, les désirs que vous imposez à l’autre. Ce n’est pas de l’amour, c’est de l’attachement qui contrôle. Vous pouvez expérimentez cela, mais, ne dites pas que cela est de « l’amour ». Faite de l’amour ce foyer cotonneux, source du jaillissement de la joie partagée. Faite de l’amour un endroit de guérison et de soin. Faite de l’amour le siège de votre être, l’écrin de ce « qui je suis? ».

Awenn, inspirée par Marie-Madeleine Avril 2019


Texte inspiré par l’Archange Mickaël

Devant la porte, au seuil de ton âme, je m’éveille.
Je garde le seuil et protège ta sensibilité.
Il est question de savoir à qui tu offres tes trésors, à qui tu présentes tes joyaux les plus précieux, à qui tu présentes les parts les plus susceptibles de qui tu es, car tu es plein de facettes, et chacun porte en lui un trésor.
Un trésor unique.
Ce trésor unique est gardé par un dragon. Une grosse bête fumante, brûlante et rugissante. Au moindre geste, elle est prête à bondir. Pour être maître de ton trésor, il est essentiel de te présenter devant le dragon, de faire face, d’affronter, d’apprivoiser le gardien, et c’est cela qui fera ta force. Ce n’est pas de posséder un trésor car tout le monde possède un trésor unique en lui, mais tout le monde n’a pas l’accès libre et maîtrisé par la connaissance des secrets du dragon. C’est lui qui te dévoile réellement qui tu es car c’est lui qui lève le voile sur tes trésors intérieurs. Tes plus grandes blessures sont gardiennes et garantes de tes plus grandes forces et ressources, elles sont sœurs, à la vie, à la mort. Mais l’une vit quand l’autre meurt. Intimement liées mais opposées. Amoureusement, un regard se fait face dans un reflet déformé, inversé. Là, où j’ai mal, le terreau de mes joyaux scintille, il me faudra temps, amour et patience pour poser le baume de guérison.
Alors seulement le dragon deviendra gardien et allié. Tenu en respect, il s’incline devant la beauté et la force, et devient fidèle destrier, force brute de mes avancées, il est la force vive qui fait bouger les projets de mes ressources scintillantes.
Et seule la connaissance des clés d’accès à mon intériorité transcendent les difficultés et la fureur apparente du gardien du seuil de mon âme. 
Je suis là pour te guider.
Je suis là pour t’offrir le chemin. Donner la grâce et la force pour garder les yeux ouverts quand la fumée assombrit l’atmosphère ou quand les cris et les râles troublent le silence paisible. Entends-les.
Reste là, présent, même quand ça fait mal à l’intérieur.
Sois là pour toi. Sans pitié, ni complaisance, juste là, pour toi, droit et le cœur ouvert.
Cette force de guérison, cette force d’accompagnement de toi-même, ce courage de rester malgré les larmes, malgré les cris, voici le terreau des limites de ton territoire, car toi seul les auras explorées, toi seul les connais, et toi seul es légitime à les imposer, à les faire respecter. Car elles t’appartiennent et sont uniques.
Elles sont le terreau de ton trésor, de ta sensibilité et ta vibrante face au monde.
Elles sont l’expression de ta corde sensible, de ce qui fait de toi un humain quand tes joyaux te rappellent à ta nature divine, transpirant de ton être.

Le joyaux humain se trouve dans le gardien quand la perle du divin s’offre avec l’assentiment humain.

Soyez pleinement humain.
Soyez pleinement divin dans la conscience et la connaissance pleine, de vous-même.
Soyez UN.

Awenn, inspirée par l’ Archange Mickaël, décembre 2018


Texte inspiré par l’Archange Gabriel

Demeurer en son cœur demande de la patience : équilibrer constamment l’amour pour soi et pour les autres, ne pas s’oublier et ne pas oublier les autres, s’adapter à l’autre sans se perdre. C’est un exercice d’équilibre constant, périlleux et instable qui demande présence et vigilance. Car aussitôt je me crois arrivé, que ce soit dans un amour juste pour moi-même, une acceptation, un accueil de toutes mes facettes, ou que ce soit l’amour, l’acceptation de l’autre, l’accueil de ses différents visages, alors, aussitôt, la vie me rappelle à la difficulté de concilier les deux polarités du cœur, qui ne peut oublier, ni qui je suis, ni qui est l’autre.
Quand l’équilibre se touche, il n’y a plus ni moi, ni l’autre, il y a juste le cœur et l’amour, l’amour au sens d’ouverture, de paix et d’accueil de ce qui est. Dans l’équilibre, il y a le centre qui s’exprime à travers l’action juste. Il n’est plus question d’aimer qui que ce soit. Il est question d’être en paix avec ce qui est, de trouver les mots, les gestes, la décision qui va dans le sens de la justesse pour chacun. Il n’y a plus d’amour pour quelqu’un mais simplement de l’amour qui est là et qui s’exhale.
La sensation du juste s’ouvre avec un nouvel espace temps. Une porte vers le sacré et le précieux de la vie. Tous les anges transmettent cet Amour à profusion pour que la Terre soit ensemencée d’actions justes, équilibrées, équitables, ni égoïstes, ni altruistes, mais justes et sages.
Revenir à la présence et la conscience est une des premières étapes. Être là, pour soi et pour les autres au bon moment. Respirer dans les retrouvailles avec soi puis les autres. Ne jamais s’abandonner soi-même quand je suis avec l’autre et quitter l’autre sans l’abandonner, simplement revenir à soi.
Quand le cœur et l’amour peut paraître simple, il peut devenir compliqué et galvaudé quand il se charge de conditions, de contraintes et de saisies dans le temps. 
Le cœur et l’amour sont vivants. Ils respirent et se réinventent chaque jour. Ne confondez pas votre recherche de sécurité avec l’amour, ce sont deux choses différentes. Vous pouvez apporter de la sécurité aux gens que vous aimez, mais c’est un bonus, un plus, un cadeau qui s’ajoute à votre amour.
Et vous pouvez échanger de la sécurité sans aimer. Ce sont deux choses à distinguer qui simplifient les rapports.
Retrouvez la simplicité du cœur. 
Retrouvez la spontanéité, le positionnement juste.
Vivez centré. Vivez avec le cœur.

Awenn, inspirée par l’Archange Gabriel Juin 2019


Texte inspiré par Marie-Madeleine

Au souffle dernier de ta vie, tu sauras si tes choix sont ceux qui t’ont le plus épanouis. Tu pourras faire le bilan et sentir là où tu aurais pu faire différemment. Ce qui aurait créé plus de joie pour toi, pour ton entourage, pour le monde. Tu sauras pourquoi tu as fait tout cela, ce qui a mené tes choix. Était-ce la part de toi qui souffre, celle qui a peur, celle qui désire telle une assoiffée sans discernement ? Était-ce la part de toi à qui revient de mener la danse ? Celle qui connaît qui tu es, tes talents, les connus, les cachés, celle qui n’a de cesse de révéler ton potentiel, celle qui n’a pour but que ta guérison, ta compréhension du monde et ton expansion de conscience.
Au seuil de ton souffle dernier, tu sauras si ta sagesse fut suffisante. Pour l’heure, tu navigues à vue, dans la foi du lendemain, mêlé dans un brouillard de préoccupations et d’un quotidien qui te disperse et te mène sans cesse dans de nombreuses directions. Tu peux ne même plus voir que tu es perdu et juste recevoir les coups de la vie qui essaient de te réveiller, qui tentent de te faire ouvrir les yeux sur ton chemin.
Ton chemin se jalonne d’œuvres à réaliser, de leçons à tirer et de jouissances terrestres et célestes, car tu es aussi là pour goûter simplement la vie, prendre part à la grande danse du va et vient, vivre ton inspire et ton expire, tout en transcendant l’existence par une présence centrée.
Car voilà le paradoxe : vivre et goûter sans tomber dans l’appât du désir des sens, plonger dans la vie sans se noyer dans ses attraits, danser comme une folie en pleine conscience de l’instant et du lieu, vivre une folle sagesse. Voilà qui intensifie la saveur du monde. Être dans le monde tout en étant libéré. Voilà qu’il te reste quelques barreaux à limer pour pleinement t’envoler, des barreaux dans ton cœur, d’attachements, de fidélités mal choisies, de gourmandise à apaiser, de certitudes à réajuster.
Il n’y a pas de mauvais mots, il n’y a que des mauvais contextes de phrases. Le bien et le mal seront toujours relatifs au temps et au lieu, alors comment déterminer les valeurs de ce qui guident mes actes ? Comment déterminer le juste.
Cette folle sagesse se pare d’une vision juste et acérée, un regard qui englobe l’ensemble des expériences, qui rassemble et étreint avec amour neutre les possibilités et les faits. La folle sagesse est sertie de rubis de folie, de transcendance, d’inspiration pure, d’élan de nouveauté et de vie.
Vibrer et accueillir ces pointes folles et perdues en apparence ouvre sur les impossibles qui deviennent possibles, dépasse les faits et la réalité. Ce qui était redondance, copie, adaptation, se transforme en évolution, création, nouvelle Terre en formation, transe et ferveur artistique, illumination.
Le dragon se réveille et vient couronner le valeureux chevalier qui a osé. Sauras-tu, comme lui, devenir qui tu es ? Oser mourir à ce que tu étais hier et incarner ton présent en cadeau d’or et d’argent. Sauras-tu à chaque instant être prêt au souffle dernier et regarder chacun de tes pas dans la clarté de ta volonté dépassée et transcendée par cette folle sagesse, par l’inspiration divine qui ordonne la vie avec Art et beauté ? Sauras-tu voir cette beauté de la vie pour t’en inspirer ? À chaque instant la goutte du divin qui colore chacune de tes cellules peut faire le chemin vers ta conscience incarnée. Lui permettras-tu d’entrer dans ta vie ? T’offriras-tu de l’installer confortablement dans ton quotidien ? Le héros n’est pas de ceux que tu vois à la télé, mais de ceux qui osent être juste eux-même, loin des histoires qui se racontent, loin des désirs construits par le voisinage du monde, loin de la trame des puissants qui se gaussent de ton asservissement. Te couronner parle de reprendre ton pouvoir, incarner qui tu es, t’inviter à muer à certaines habitudes, ré-apprivoiser la liberté, retrouver ton centre, devenir ton centre du monde, relié avec le monde. Et toujours respirer.

Awenn, inspirée par Marie-Madeleine Avril 2019